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La Jurisprudence Danone / réseau Voltaire nous autorise à utiliser les logos 
et outils publicitaires qui traînent un peu partout sur le Web.
 
Rappel : durant l'affaire LU le réseau Voltaire avait ouvert un site : Boycott Danone.net, 
ce qui n'a pas été très apprécié par le groupe en question.

Mais au final le groupe Danone a perdu en justice...  La liberté d'expression plus forte que le droit des marques !


Voir aussi nos Bannières subversives

Nos Patrons sont des génies !
(Sommaire)

 

 


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Tour de France :

Le Cirque des Illusions…

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Free Warriors le 27.12.2013.

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Nos patrons sont des génies ! 

Tour de France : Le Cirque des Illusions…

L'ancien coureur italien Roberto Gaggioli vient de raconter au Corriere della sera que Lance Armstrong lui aurait donné 100.000 dollars en 1993 pour gagner une course de la Million dollar race.
Gaggioli (51 ans) déclare qu’Armstrong lui a donné un panettone (brioche de Noël) et dans l’emballage il y avait 100.000 dollars en petites coupures.
Il s’agissait de lui laisser « gagner » la CoreStates de Philadelphie, indispensable pour s'adjuger le million de dollars promis au vainqueur de trois courses aux États-Unis en l'espace de 21 jours. 
A 2 tours de la fin Gagglioni, favori de l’épreuve est dans la bonne échappée avec Armstrong, Bobby Julich et quelques Italiens de la Mercatone. Sur un signe d’Amstrong il se tourne faisant semblant de ne pas le voir s'échapper. Lance Amstrong a gagné détaché. La course et le million de dollar… 

Donc en 1993 Armstrong trichait déjà ! 

Armstrong (42 ans), officiellement privé depuis fin 2012 de ses 7 Tours de France pour dopage, a fini par avouer publiquement sa tricherie début 2013.
Il existe un rapport aux Pays-Bas qui montre que plus de 80 % des coureurs d’alors prenaient de l’EPO. Mais personne ne sait qui ! On a retiré ses victoires à Armstrong, mais aucun coureur ne les revendique. Au contraire, certains le défendent… 

Le Tour a triplé son budget entre 1988 et 2003, grâce à une forte augmentation des droits télévisés et des recettes publicitaires.
Les partenaires versent entre 3 et 5,5 millions d'euros à Amaury Sport Organisation (ASO) pour s'afficher dans le club des sponsors du Tour de France qui compte actuellement : LCL, Carrefour, Vittel et Skoda. Le tour possède un budget d'à peu près 100 millions d'euros, la part du sponsoring s'élève à un tiers du budget. Il y a aussi les villes de départ ou d’arrivée qui payent pour figurer à l’affiche et bien entendu les droits télévisés. Les sponsors gagnent normalement en visibilité, le tour est le 3ème événement le plus populaire au monde. Des marques comme Cofidis ou AG2R La Mondiale, au départ inconnues du grand public, ont vu leur courbe de notoriété bondir. Pour promouvoir le lancement de son site fdjeux.com la Française des jeux a décidé de rebaptiser son équipe cycliste du nom de son site Internet entre 2002 et 2004.

S'associer à une fête populaire itinérante doit renforcer la proximité des enseignes avec les 12 millions de spectateurs présents au bord des routes, et bien plus devant leurs TV, devenant normalement des clients potentiels. Sans compter que le Tour leur permet de toucher l'ensemble des catégories de la population : hommes, femmes, jeunes, personnes âgées, cadres ou ouvriers... Mais il est difficile de faire la part entre le tour de France et les campagnes de pub TV traditionnelles. Et les annonceurs du tour en font aussi… 

Mais quelle est l’image véritable du tour de France dans l’esprit du public ? 
Certaines réactions au bord des routes laissent songeur… 
L’affaire est -elle véritablement rentable pour les marques ?

De nouveaux sponsors avaient l'habitude de rejoindre le peloton chaque année. 3 en 2010 et 5 en 2011 (dont Alcatel et Banette). L'an dernier, Le Coq sportif et RAGT Semences prenaient la route en tant qu'équipementier et fournisseur officiels. Malgré la forte attractivité et la résonance de la centième édition, Senseo reste l'unique recrue de renom pour 2013. 
En 2013, 37 marques sont présentes dans la caravane du tour. 

Les affaires de dopage viennent polluer le départ du Tour depuis près de 15 ans. 

49 % des personnes interrogées ont une bonne image de la compétition et des marques en 2012. 

C’est faible par rapport à l’énorme médiatisation télévisuelle de l’événement. 

C’e n’est que dans les années 70 que le sponsor officiel voit son nom apparaître sur le maillot jaune. 

Avec en 1971 - 1983 : Miko. Puis Banania 1984 – 1986. Et depuis 1987 : Le Crédit lyonnais (LCL à partir de 2006).

Jusqu'aux années 1950, le dopage n'est pas un sujet d'inquiétude majeur et est surtout traité de façon humoristique. Les autorités médicales, sportives et politiques commencent à s'en préoccuper durant les années 1950, lorsque plusieurs incidents révèlent la généralisation des pratiques dopantes, tels que le malaise de Jean Malléjac durant l'ascension du mont Ventoux en 1955, l'abandon en 1957 de Federico Bahamontes, souffrant d'une blessure au bras causée par « une piqûre de calcium », la chute de Roger Rivière en 1960, qui restera paralysé, et dans les poches duquel on trouve des cachets de palfium, un puissant analgésique. La découverte des produits détenus par de jeunes coureurs pris de malaise sur le Tour de l'Avenir en 1961 conduit le docteur Dumas à alerter la Fédération française de cyclisme.

La lutte contre le dopage est lancée 1965, avec en France le vote de la loi de juin 1965 tendant à la répression de l'usage des stimulants à l'occasion des compétitions sportives, dite loi Herzog. Aux premiers contrôles lors du Tour de France 1966, les coureurs réagissent par une grève. 

Après la mort de Tom Simpson sur les pentes du mont Ventoux en 1967, des contrôles systématiques sont effectués à partir de 1968 aux arrivées de chaque étape, sur des coureurs tirés au sort. Deux cas spectaculaires marquent les deux décennies suivantes. Michel Pollentier est exclu du Tour de France 1978 alors qu'il vient de prendre le maillot jaune en remportant l'étape à l'Alpe d'Huez, pour avoir tenté de frauder au contrôle antidopage à l'aide d'une poire remplie d'urine propre. En 1988, le vainqueur Pedro Delgado est contrôlé positif au probénécide, mais n'est pas sanctionné car ce produit ne figure pas sur la liste des produits interdits par l'Union cycliste internationale, alors qu'il figure sur celle du Comité international olympique ! 

L'« affaire Festina » en 1998 constitue un tournant dans la perception du dopage par le public et dans l'image du Tour de France. Willy Voet, soigneur de l'équipe Festina dont le leader est la vedette française Richard Virenque, est arrêté en possession de produits dopants lors d'un contrôle douanier à quelques jours du départ du Tour. L'enquête et les aveux de l'encadrement de l'équipe puis des coureurs dévoilent l'ampleur du dopage et le passage d'un dopage artisanal à un dopage industriel . L'enquête qui s'étend d'autres équipes met en péril le déroulement de la course et plusieurs équipes abandonnent. Le Tour parvient tout de même à son terme et voit la victoire de Marco Pantani.
Chaque année, le Tour est perturbé par un ou plusieurs cas de dopage. En 2006, Floyd Landis est le premier vainqueur du Tour à être déclassé pour dopage. Les exploits de Lance Armstrong, qui remporte sept fois le Tour de 1999 à 2005 en écrasant la concurrence, ont été l'objet d'une suspicion permanente. Les journalistes se saisissent du sujet et révèlent des témoignages confirmant les pratiques dopantes d'Armstrong, ainsi que des contrôles positifs. Et le dopage touche d’autres sports…

En 2011, Alberto Contador prend le départ du Tour alors que le Tribunal arbitral du sport n'a pas encore statué sur le contrôle antidopage positif dont il a fait l'objet lors de l'édition précédente. En 2012, le Tribunal arbitral du sport finalement disqualifie Alberto Contador du Tour de France 2010 (alors qu'il en avait été le vainqueur), et du Tour 2011, et le suspend jusqu'en août 2012.

Il y a un malaise sportif sur le tour de France mais aussi un malaise économique quand on sait que le principal sponsor est le Crédit Lyonnais. 

La Banque aux multiples affaires … 

L'affaire du Crédit lyonnais dont le montant des pertes, qui s'élèvent à plus de 130 milliards de francs, en fait l'un des plus grands scandales financiers de l'Histoire, au même titre que le scandale du Panama, un siècle plus tôt. 

Surtout les rebondissements posent problème avec en mai 1996 l’incendie du siège parisien du Crédit Lyonnais, puis les archives de sa filiale IBSA sont détruites dans un entrepôt situé dans le port autonome du Havre, encore par un incendie jugé inexplicable, sans parler de la mise en examen de Jean-Yves Haberer et François Gille en septembre1998.
Le Crédit lyonnais, alors propriété de l'État et plusieurs de ses filiales ont été au cœur d'une série d'enquêtes, menées par la Commission bancaire française, concernant des malversations qui conduisent le Crédit Lyonnais à la quasi-faillite en 1993, à cause d'investissements massifs dans la Metro-Goldwyn-Mayer.

Sans parler de l’affaire Tapie en 1992 et du fameux arbitrage de 285 millions d'euros de dommages et intérêts (dont 45 millions d'euros au titre du préjudice moral, ce qui est un record en France). Une somme de 405 millions d'euros non imposable comprenant les intérêts a été versée peu après par l'Etat français qui a repris les dettes du Crédit Lyonnais à Bernard Tapie en exécution de cette sentence arbitrale. 

Mais l’état envisage depuis fin mai 2013 de réviser l'arbitrage de 2008. 

Jusqu'à présent, la faillite du Crédit Lyonnais a coûté 223 euros à chaque citoyen Français mais l'aventure, certainement pénale, va continuer… 

Voici les sponsors historiques du Tour : 

Maillot vert : 1973-1983 : Michelin, 1984-1988 : BP, 1989 : Castelli,
1990 : Panasonic. Maillot à Pois : 1975 - 1978 : Chocolat Poulain,
1979 - 1981 : Campagnolo, 1982 - 1984 : Chocolat Poulain, 1985 - 1989 : Café de Colombia, 1990 : Peinture Ripolin,1991 - 1992 : Coca-Cola Light, 1993 - 2008 : supermarchés Champion,2009 : hypermarchés et supermarchés Carrefour,
1991-actuellement : PMU. 

On nous a vendu durant des années le mythe du sportif triomphant du cancer, miraculé du sport et généreux, via sa filiale Livestong qui n’a jamais fait de pertes… Bien au contraire !

Armstrong avoue avoir triché, l’image du tour n’est pas bonne, elle est déplorable c’est évident, associé au dopage ce sport devient un contre événement suivit surtout pour les magnifiques images de la France et le saupoudrage culturel de la chaîne France 2. 

Rappelons en passant que si France 2 est la chaîne du cyclisme, France Télévision se déclare aussi la chaîne du Cirque !