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Cheminots : Fin des Régimes Spéciaux : C’est la faute à Voltaire !
 

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Cheminots : Fin des Régimes Spéciaux : C’est la faute à Voltaire !                 

Pour Nicolas Sarkozy et François Fillon, la page de la réforme des régimes spéciaux est " tournée ", selon la formule utilisée par le résident de l’Elysée vendredi 23 novembre. " Cette réforme, je l'ai promise, je l'ai tenue ", s'est félicité le résident de la République. Son premier sinistre, lui, pense qu'il est déjà temps d'en conclure une nouvelle, celle de la réforme du contrat de travail !!! 

Donc les feignasses, les nantis, les parasites : c'est-à-dire les cheminots de la SNCF vont cotiser 40 ans, fini les passes droits ! Fini les privilèges ! 

Ok ! Ceci va bien dans le sens de l’esprit de la république, fille de la révolution de 1789 et du 14 juillet dont l’esprit était avant tout : l’abolition des privilèges. La Révolution Française de 1789 est motivée par une profonde inégalité entre une minorité de privilégiés : la noblesse, qui dispose des faveurs du Roi et l’ensemble des Citoyens du pays qui ne disposent de rien du tout…. 

Bien entendu si la Révolution de 1789 abolit les privilèges elle ne les transfère pas ! La République possède l’égalité dans son patrimoine génétique et la devise de ce pays est bien : Liberté – Égalité – Fraternité. 
Ces valeurs sont institués par la déclaration des droits de l’homme et du citoyen héritage précieux du siècle des lumières et des philosophes humanistes : Voltaire – Rousseau – Montesquieu qui se battrons de toutes leur force pour plus de justice sociale, pour plus d’égalité et pour l’abolition de l’esclavage.

Bien entendu un républicain aujourd’hui, surtout un élu de n’importe quel parti politique ne peut pas s’inscrire contre de telles valeurs. 

Peut-on réellement parler de réforme des régimes spéciaux sans parler du régime des parlementaires ?

Rappel : le rendement de la retraite des députés est sans équivalent. Pour 1 € cotisé, ils touchent 6 € à la retraite, contre 1 ou 1,5 € dans les régimes privé. Qui dit mieux ?

Mais le pompon, c’est que ce rendement faramineux, que même un as des marchés financiers aurait bien du mal à assurer, est 100 % garanti… 
Dans ce système censé fonctionner par répartition, si les cotisations des députés ne couvrent pas le financement des retraites (et c’est systématiquement le cas) les contribuables épongent l’ardoise.

Résultat : le régime n’est autofinancé qu’à hauteur de 12 %. Les 88 % restants - c’est-à-dire 53 millions d’euros - sont abondés par la « solidarité nationale ».

Les fonctionnaires qui prennent leur retraite Outre-mer bénéficient, eux aussi, d’un régime de retraite très spécial : une majoration de pension qui s’élève à 35 % à La Réunion et Mayotte, 40 % à Saint Pierre et Miquelon et… 75 % en Nouvelle Calédonie, Polynésie française et Wallis et Futuna ! Pour ce, il leur suffit d’avoir liquidé leur retraite Outre-mer ou de justifier d’une résidence dans ces collectivités territoriales. L'aubaine est telle qu’entre 1995 et 2005, le nombre de bénéficiaires a explosé, passant de 17 300 à 32 400 ! (+ 87%) ! 

En 2007, ce privilège exorbitant coûtera à la Nation la somme de 300 millions d’€.

A l’heure où les Français se serrent la ceinture pour leur retraite, le maintien de cet avantage exotique est proprement scandaleux

Les régimes spéciaux de retraite sont les régimes dont la création est antérieure à celle du régime général de sécurité sociale (1945) et qui ont tenu à garder leurs spécificités. Il s’agit, essentiellement, des régimes de retraite du secteur public ou parapublic. Les prestations de ces régimes sont souvent meilleures que celles des autres régimes et, en particulier, de celles du régime général des salariés du privé : cotisations moins élevées, taux de remplacement garanti, mode avantageux de calcul de la pension, possibilité de départs précoces à la retraite, etc.

Actuellement, il restait 15 régimes spéciaux en vigueur et qui ne sont pas tous en voie d’extinction.
Il s’agit des régimes suivants : 

- Fonctionnaires d’Etat,
- Fonctionnaires territoriaux et hospitaliers (CNRACL), 
- Ouvriers d’Etat (FSPOEIE), 
- SNCF, 
- Industries électriques et gazières (IEG), 
- RATP, 
- Marins (ENIM), 
- Mineurs (CANSSM), 
- Banque de France, 
- Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris (CCIP), 
- Opéra national de Paris, 
- Comédie française, 
- Clercs et employés de notaires (CRPCEN), 
- Ministres des cultes d’Alsace Moselle,
- Assemblée nationale, Sénat et Conseil Économique et Social : Là il y a des syndicalistes qui siègent !! 

Un député touche, après
5 ans d’activité, la même retraite que le salarié du privé et maintenant du public qui a travaillé 40 ans !!

Le régime des parlementaires paraît assurément le plus spécial de tous les régimes spéciaux. Sa spécificité ? Un rendement sans équivalent qui va de un à 6, alors qu’il se situe entre 1 et 1,5 dans le régime général. En clair, par rapport au montant des cotisations qu’il aura versées pendant toute son activité, le parlementaire, à la retraite, touchera six fois sa mise. Pas étonnant, avec un tel rendement, que les députés s’astreignent à cotiser double, au taux de 16.6%, (1 153 euros par mois) pendant les trois premiers mandats, puis une fois et demie pendant les 5 années suivantes. Cela leur permet de toucher une retraite à taux plein, après seulement 22,5 ans de cotisation. A 60 ans, quand l’heure de la retraite sonne, ils engrangeront, 1 548 euros par mois - le montant de la retraite moyenne perçue par un retraité du privé après une carrière complète (40 annuités)- pour un mandat (5 ans), 3 096 euros pour 2 mandats, 4 644 euros pour trois avec un maximum de 6 192 euros. Ainsi un député qui a exercé deux mandats et qui prend sa retraite à 60 ans, avec une espérance de 20 ans touchera, au total, 743 000 euros de pension alors qu’il n’aura versé que137 160 euros de cotisation. De quoi voir venir non ? 
En ce qui concerne les sénateurs, cette possibilité de cotiser double est facultative mais, bien évidemment, ils ont tout intérêt à la mettre en oeuvre dans la mesure où cela leur permettra de toucher, 
à partir de l’âge de 60 ans,  1 857 euros mensuels après un seul mandat de 6 ans...

Et comment est financée cette juteuse retraite ?
Questionnés sur ce sujet, bon nombre de députés ont l’air plutôt embrumés sur le sujet. « C’est de la capitalisation pure » a t-on entendu, encore récemment sur les ondes. Leur ignorance est consternante…
Créée en 1904, la caisse de pension des députés est alimentée par une cotisation des élus et abondée par l’Etat, via une subvention inscrite au budget de l’État. Point de réserves, elle fonctionne en répartition pure. Les cotisations ne couvrent que 43 % des dépenses ; c’est le contribuable qui paie la différence et a dû débourser ainsi quelque 38 millions d’euros en 2006.
A ne pas confondre avec la caisse de retraite des sénateurs, qui, depuis sa création, pratique un système mixte entre répartition et capitalisation et utilise les revenus des capitaux pour payer une partie de ses pensions. Elle est aujourd’hui dotée d’abondantes réserves.

Côté pension de réversion (fraction de pension que touche la veuve au décès de son époux), ce n’est pas mal non plus. Celle-ci se monte à 66%, sans conditions de ressources.

Enfin, cerise sur le gâteau, le parlementaire a la possibilité de cumuler plusieurs retraites liées à sa profession ou aux autres mandats qu’il a exercés : retraite de maire, de conseiller régional ou régional, de fonctionnaire, etc… Il pourra ainsi « empiler » les pensions de plusieurs régimes spéciaux. 

Plus de 80% des parlementaires sont des cumulards...


« Rien d’étonnant à ce que notre régime soit favorable » rappelait Yvette Roudy, député du Calvados, interviewée par Marianne ,« c’est nous qui le faisons... » 

Difficile, dès lors, de ne pas vouloir tout faire pour que rien ne change !

De plus les députés ont réévalué leur assurance chômage qui a été portée de 6 mois à 60 mois. 
Très exactement, les « battus » des élections législatives touchent leur traitement mensuel à taux plein 
(5 400 €) pendant six mois, puis l’indemnité, pudiquement appelée "revenu de transition", devient dégressive pendant quatre ans et demi : 70 % les six mois suivants, 60 % jusqu’à un an et demi, 50 % jusqu’à deux ans, 20 % au bout de quatre ans et demi.

Outre le fait que ces montants sont scandaleusement élevés par rapport au privé pour une cotisation ridiculement faible (0,5 % alors qu’elle s’élève à 2,4 % pour le salarié du privé et 4 % pour son employeur), ce qui choque le plus, c’est que cette indemnité constitue un plafond durant la période de cinq ans qui suivra l’échec à l’élection. Si le député battu, issu ou non de la fonction publique, retrouve un emploi moins bien payé, le différentiel lui sera versé selon le barème dégressif défini !

Un tel privilège, qui n'a d'assurance chômage que le nom, n’existe nulle part ailleurs en France. 

Le président de l’Assemblée justifie ce privilège nouveau par le fait que les députés issus du secteur privé sont largement minoritaires : actuellement 46 % des parlementaires sont fonctionnaires, 20 % sont de professions libérales, 10 % des agriculteurs et dans le tiers restant nombreux sont ceux qui sont issus d’organismes détachés ou issus de la fonction publique. 83 % d’entre eux pratiquent le cumul des mandats… Mais alors, pourquoi accorder ce privilège à tous, fonctionnaires compris ?

Terriblement malmené en matière de chômage, le principe d’égalité l’est encore plus dans le domaine des retraites, le régime super privilégié des parlementaires, députés et sénateur en tête : 1 572 € de pension par mois, après seulement 
5 ans de cotisation à hauteur de 1 250 € par mois Au bout d’un deuxième mandat, ces 1 572 € deviennent 3 144 €…

On comprend mieux le silence assourdissant de tous les politiques, quel que soit le parti (qui sont soit sénateurs, soit députés) lors du récent conflit social sur le régime spécial de retraite des cheminots. 

Mais comme le résident de la République l’a annoncé : la page de la réforme des régimes spéciaux est tournée ! 

Donc pour les députés, les sénateurs, les ambassadeurs, sans parler des militaires qui après des années de 
« campagne » partent à taux plein à 40 ans et peuvent cumuler avec un emploi, c’est terminé , tout le monde doit cotiser 40 ans pour toucher une retraite à taux plein !! 

Sans parler des retraites chapeau versés dans le privé aux cadres dirigeant lors de leur départ de l’entreprise et dont le montant peut dépasser plusieurs dizaines de millions d’euros !! 

Fini tout ça ! Sarko République l’a dit ! 

Et La République c’est la fin des privilèges … 

Feignasses, nantis, parasites, profiteurs de cheminots vous voilà rassuré : 
Tous les pauvres misérables de l’assemblée et du sénat vont devoir renoncer à leurs régimes spéciaux ! 

Liberté, Égalité, Fraternité : C’est la faute à Voltaire !

Free Warriors le 26.11.2007

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