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Communiqué de presse - 31.03.2020.

Communiqué de la Coordination de Vigilance 
du GHU H.Mondor_A.Chenevier : 31.03.2020

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Créteil, le 31 Mars 2020

DEUX MOIS APRES LE S.O.S,

UN MOIS APRES LA LETTRE OUVERTE

IL Y A URGENCE À PRENDRE SERIEUSEMENT EN 
COMPTE LES EXIGENCES DES PERSONNEL·LES, USAGERS ET ÉLU·ES


Il y a deux mois déjà, le 4 février 2020, l’intersyndicale CGT-SUD, le C.I.H et le C.I.B de l’hôpital 
Henri Mondor de Créteil lançait un S.O.S., qui, à la lumière de la situation que 
nous vivons aujourd’hui, montre qu’il n’était en rien symbolique.

Il y a un mois, en amont de la pandémie, la Coordination dans sa lettre ouverte faisait part, 
à tous les candidat·es aux élections municipales, de la situation particulièrement préoccupante 
du Groupe Hospitalier Universitaire (GHU) H.Mondor - A.Chenevier -E. Roux – G. Clemenceau – Joffre Dupuytren.

Au delà de notre GHU, ce sont 72 000 lits qui ont été supprimés à l’Hôpital Public en 15 ans, 
dont 4 200 depuis 2018. Ce sont des milliers de lits de réanimations qui manquent aujourd‘hui 
comme les 92 services d’urgences fermés en 20 ans et les 70 000 postes d’infirmièr·es en 10 ans.

Nous ne nous réjouissons pas de cette situation 
mais force est de constater que les alertes 
que nous avons lancé depuis dix ans étaient 
justifiées et dramatiquement justes.


Mais concrètement nous nous inquiétons qu’aucune décision, à la hauteur des exigences nécessaires 
à la situation actuelle comme à celle « du jour d’aprés », n’ait été prise.

Le Directeur général de l’APHP qui s’apitoie aujourd’hui sur cette situation 
a superbement ignoré toutes nos alarmes, nos mises 
en garde, maintient aujourd’hui encore 
sa volonté de fermer 50% des lits de Soins de Longue Durée (SLD) dans les établissements 
de l'AP-HP, en accord avec l’Agence Régionale de la Santé d’ile de France(IDF).

Pourtant, sur la base des informations qui nous 
parviennent, la situation dans notre 
département du Val-de-Marne est plus qu’alarmante tant à 
l’hôpital que dans les EHPAD publics et privés.

Dans ces derniers, les salarié·es et agent-e-s du secteur témoignent, toutes et tous, 
de leur grande détresse face à la peur de contracter le virus et le transmettre à leur famille 
et aux résident-e-s. La pénurie de masques, de matériel de protection, de tests de 
dépistage systématique
dans les EHPAD fait craindre une situation qui confirmerait 
l’aberration des mesures de fermetures de lits en gériatrie (comme d'autres), 
au regard du constat fait par le gouvernement lui-même, après le rapports de la mission flash 
sur l’état catastrophique des EHPAD et le manque de moyens alloués à la dépendance.

Nous refusons qu’il faille une nouvelle situation de crise sanitaire pour se rendre 
compte du sort réservé aux personnes âgées en fin de vie dans notre pays ! 

Nous ne devons pas, comme le demande les professionnel·les, 
laisser les équipes des EHPAD seules face à la crise !

Dans tous les établissements hospitaliers, les personnels 
sont en « surchauffe », fatigués et ont peur 
par manque de moyens et d’informations. 
Ils ont le sentiment que leurs demandes, quoiqu’en dise M. Hirsch, 
ne sont pas prises en considération.


Pour notre part nous tenons à souligner le sérieux et l’abnégation 
des personnels de santé des hôpitaux et des EHPAD 
comme des équipes syndicales du département.

Nous notons le nombre important de cas de COVID-19 parmi les personnels du GHU, 
comme du CHIC et du CHIV
, où les masques FFP2 et les solutions Hydro alcooliques 
sont donnés au compte-gouttes, ce qui pose problème que ce soit lors 
des transferts des patients "covid+" vers les unités dédiées créées dans ces hôpitaux 
ou lorsque les patients présentent des troubles cognitifs, rendant le confinement 
et les soins très compliqués. Il est donc indispensable 
que ces matériels soient distribués en nombre suffisant pour les protéger.

Le regroupement des centres d’appels, que nous dénoncions récemment, pose aussi problème, 
l’interdiction des visites entrainant un nombre important d’appels journaliers dans les services.

Nous sommes aussi inquiets pour les hôpitaux grande couronne (Clemenceau ou DUPUYTREN 
ou Paul Doumer par exemple) en raison de leur éloignement des centres de dépistage.

La transformation du bâtiment Réanimation-Blocs-Interventionelle(RBI) à Mondor, 
en unité d'accueil de patients covid-19 sans moyens -matériels et humains- connus 
confirme le manque de lits. Cela est à rapprocher du nombre de services et d'hôpitaux fermés. 
Une situation d’autant plus préoccupante que l’on s’attend à une hausse des besoins 
en Ile de France, avec un pic proche de 2400 patients au 6 avril.

Il nous faut aussi relayer le besoin de masques chirurgicaux pour TOUS les patients 
hospitalisés en Hospitalisation à Domicile (HAD) et de masques 
FFP2/FFP3 pour TOUS les soignants HAD prenant en charge des patients Covid +.

Nous exigeons le dépistage de TOUS les patients symptomatiques hospitalisés 
en HAD et des masques FFP2 pour les soignants des patients symptomatiques 
en attente de dépistage ainsi que celui de TOUS les personnels symptomatiques 
et/ou en contact sans protections avec des personnes infectées. 

Nous exigeons des sur-chaussures 
ainsi que de vraies blouses de protection (type chimio), plutôt 
que les sur-blouses toutes fines qui se déchirent pour un rien.

Il faut prendre en considération les demandes des organisations syndicales du respect 
de la durée du temps d’isolement des personnel·les dépisté·es Covid +, 
de leur éxigence d’une augmentation immédiate des salaires, de l’embauche 
de personnels et la stagiarisation des CDD ainsi 
du maintien de la durée légale du travail à 35 h hebdomadaire.

Conscient que dans ce contexte difficile et angoissant les directions 
et les équipes d’encadrement sont conduit à organiser le travail sur des plages de 12h, 
le personnel a besoin d’être rassuré sur l’aspect exceptionnel de ces organisations 
et ont besoin de savoir officiellement qu’elles n’ont pas vocation à perdurer. 

C’est pourquoi elles et ils sont sensibles aux gestes de solidarités des citoyen·nes, 
leurs applaudissements comme les pancartes de soutien à ne rien lâcher.


Cela exige que les coupes dans le budget 2020 de la Santé soient annulées 
et que l’ONDAM soit porté à 4,4%, indépendamment des dépenses liées au COVID 19. 
Il en va de l’avenir de notre sécurité sociale comme 
à l’automne prochain du financement de la dépendance.

Contact : Dr Fabien Cohen : 06 07 28 50 22.

Porte-parole de la Coordination de vigilance 
du GHU H.Mondor/A.Chenevier

Free Warriors le 02.04.2020

Salariés ! La Bataille pour les 35 heures a déjà commencé …. 


Vidéo : Sud Esquirol. 

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